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Du bon usage de la méchanceté
2) Fiches :
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La méchanceté, quand elle n’est pas pathologique, est une réaction de protection face à un environnement hostile. Et de nos jours, les environnements hostiles, il y en a pléthore : dans le travail, mais aussi au quotidien, et même en famille ou avec ses enfants.
Voici quelques pistes pour apprendre à être méchante, juste un peu…

Au travail
Vous travaillez au sein d’une équipe
La priorité : affirmer sa place
Vous qui avez tendance à entrer dans un bureau voisin en commençant par dire « excusez-moi de vous demander pardon de vous déranger », il va falloir prendre le taureau par les cornes !
L’image que l’on donne est essentielle dans le cadre professionnel. Alors, s’il faut parfois lancer une petite pique sur un dossier rendu en retard ou sur réunion mal préparée, n’en déduisez pas pour autant qu’on va forcément vous détester et vous exclure des pauses sympas autour de la pause café..
Car ce qui paraît « méchant » à dire est le plus souvent reçu comme une preuve de rigueur et de justesse professionnelle. Cela vous permettra aussi de ne pas vous retrouver systématiquement de permanence le lendemain de Noël ou avec des congés d’été qui ne vous conviennent pas.
Quelques mises en situation :
- Une collègue vous fait très régulièrement remarquer que vous partez tôt (trop tôt ?) en fin de journée.
Répondez-lui avec un immense sourire : « Oui, c’est vrai que je travaille vite, moi… », ou encore « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Je ne crois pas t’avoir jamais vu arriver avant 10h30. »
Cela devrait permettre de rééquilibrer le rapport de forces et d’éviter à l’avenir ses remarques perfides.
- Bien sûr, chacun est censé le faire à tour de rôle, mais finalement, c’est toujours vous qui préparez le café pour tout le bureau en arrivant.
Achetez-vous un café à emporter à la brasserie du coin avant d’arriver, puis débranchez et planquez la cafetière dans un placard. A la première remarque sur cette absence inhabituelle, excusez-vous en toute innocence : « comme il n y’a que moi qui m’en sers, je me suis dit que cela ne gênerait personne si je la supprimais…»
Vous êtes cadre et dirigez une équipe :
La priorité :
vous faire respecter
Etre chef d’équipe, cela ne vous a jamais fait rêver. Vous n’aimez pas tellement devoir diriger, surveiller, ou même juger le travail d’autrui. Vous êtes pleine de compassion envers vos subordonnés. Seulement voilà, depuis quelque temps, vous avez comme l’impression que votre assistante a très souvent la grippe et que les trains du responsable technique sont bizarrement toujours en retard.
Compréhensive ne rime pas forcément avec naïve. Il vous faut mettre les points sur les I.
Quelques mises en situation :
- Votre équipe attend votre évaluation annuelle pour prendre rendez-vous avec la DRH et obtenir une éventuelle augmentation. Faites traîner en arguant que les retards et absences de l’équipe vous ont vous aussi mise en retard…
- La nouvelle stagiaire s’en sort très mal : non seulement elle est lente, mais elle semble s’acharner à ne pas suivre vos directives. En revanche, elle passe beaucoup de temps à flirter avec l’équipe du service informatique. Arrêtez de passer un temps fou à refaire son travail après vos heures de bureau et prenez le temps de lui expliquer : « On ne séduit pas que par son physique, chère demoiselle, les femmes ont un cerveau, alors pourquoi ne s’en serviraient-elles pas ? »
Comment ne pas aller trop loin :
Si vous étiez « la bonne poire », il ne faudrait pas non plus que l’on se mette à vous surnommer « Cruella ». Certes, on est toujours le méchant de quelqu’un, et notamment dans le milieu professionnel. Quand on est manager, on est parfois contraint d’énoncer des vérités qui font mal.
Ce qui doit primer, c’est l’équité. Montrez que vous savez être ferme, mais que vous savez aussi comprendre les contingences et les problèmes des uns et des autres s’ils ne sont pas systématiques.
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